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Le père Paul Mathevet est né à Rive de Gier. Ses parents Joséphine et Claude le présentent au baptême, ici même, dans cette église Notre Dame, le 25 juillet 1939, quelques jours après sa naissance. Son frère Pierre et sa sœur Marie Antoinette sont ses parrain et marraine. Le contexte est alors à la guerre, en France, en Europe.

Après une scolarité en école cléricale, Paul est ordonné prêtre le 25 juin 1966 à la cathédrale st jean de Lyon.

Son jeune ministère trouve à se déployer, durant 3 belles années à Firminy. Son sens de la liturgie, et son goût musical, il les met au service des jeunes, avec enthousiasme. Vous êtes encore nombreux pour en témoigner, notamment avec la création du groupe Jéricho. Naissance d’un long et beau parcours d’amitié.

S’ouvre ensuite une longue période d’une vingtaine d’années, au service des paroisses du centre ville de St Etienne, avec surtout la catéchèse et la pastorale des jeunes. Il en gardera des souvenirs précieux, qu’il évoquait parfois, sans jamais tomber cependant dans la nostalgie.

De 1990 à 1996 il participe à la mise en place progressive de la nouvelle paroisse St Ennemond en gier. Sans doute un « nouveau métier », avec des tâches plus larges, plus administratives, tâches de conduite et de coordination. Il les accomplit cependant avec tout son sens du devoir, en apportant toujours un soin attentif à la qualité des célébrations. Animé du lien étroit qu’il existe entre foi vécue et foi célébrée.

En 1996 il lui est demandé de devenir curé du vaste ensemble paroissial de st François en Forez, dans la plaine. Un secteur jeune et dynamique qui lui permettra de mettre en œuvre ses qualités, même si la tâche se révèle parfois lourde. Il appréciera d’y retrouver de fidèles amis.

Depuis 2004, revenu à son point de départ, il se rendait très disponible pour les multiples tâches du service pastoral. Toujours attentif aux enfants, et aux jeunes, il apportait une attention particulière aux malades et aux personnes isolées, auxquelles il rendait des visites régulières.

Discrètement, comme dans sa vie et son action, il nous quitte au tout début du carême. Merci à toi Paul pour ce beau service de l’Evangile accompli dans la discrétion.

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Un jour, en équipe pastorale, nous échangions sur la prière… Et Paul nous confiait, en quelques phrases bien senties, « ce qui nourrit ma prière, c’est le vécu, les rencontres. Je me retrouve dans les psaumes, porteurs de tant de vies et je mets cela en lien avec le quotidien. Cela nourrit ma relation au Christ et aux autres »

En effet , les psaumes sont la Prière de l’homme croyant, la prière du peuple , la prière du Christ et de son église. Ils reflètent toute la gamme des expressions humaines, lancées , parfois criées, à la face des hommes et de Dieu ; de la joie, à la peine, de la détresse à la colère, de la louange et de l’action de grâce, à la plainte, la pénitence…

Le psaume 31 montre un homme , en tension, en débat, sur son chemin, confronté aux combats de la vie intérieurs et extérieurs. Un croyant qui espère envers et contre tout, fidèlement en son Dieu, proche, attentif à sa détresse.

Et si en Jésus, Dieu était sorti de son mystère, pour nous tendre la main, et jusqu’au fond de nos misères nous rejoindre par son amour ?

« En tes mains je remets mon esprit ». Ces paroles ont aidé, soutenu, Jésus dans sa passion.. sa paques. Qu’elles nous soutiennent, nous inspirent en ce moment de deuil, de peine et d’espoirs mêlés.

1 – « ton amour me fait danser de joie, tu vois ma misère et tu sais ma détresse »

Expression d’une maman catéchiste : « comment expliquer à nos enfants l’amour de Dieu pour tous les hommes si ce n’est au travers de la relation que nous essayons d’avoir les uns pour les autres. Paul était pour moi, et probablement pour d’autres familles de l’éveil à la foi, le témoin de cet Amour. Il nous accueillait toujours avec cette bienveillance, sa curiosité pour les autres, pour leurs démarches, avec son regard clair et posé, là, disponible, à l’écoute, par sa présence discrète, mais si attentive »

2 – « Prends pitié seigneur… La douleur me ronge les yeux, la gorge et les entrailles. Ma vie s’achève dans les larmes, et mes années dans la souffrance »

Lors des réunions pastorales, Paul nous partageait  : « dans la période de Noël, J’ai fait pas mal de visites à des malades, souvent très âgés, seuls. Des messes et Des rencontres individuelles à l’hôpital, car tous ne repartaient pas en famille !

Je suis au contact de la souffrance physique, celle due à l’age. Je suis heureux de participer à cette dimension diaconale par le monde de la santé. Il faut avancer par rapport aux personnes isolées, sensibiliser la communauté, les proches, comme être attentif ? »

3 – « sur ton serviteur que s’illumine ta face : sauve moi par ton amour ! »

La discrétion de Paul masquait souvent ses passions, ses goûts, ses sentiments.

Elle laissait toute grande l’écoute de l’autre, le chemin avec le frère. Notamment dans le dialogue oeucuménique où il fut très présent.

Témoin cette prière pour l’unité dont il nous fit bénéficier : « que le seigneur notre dieu vous bénisse, et vous garde ; qu’il emplisse votre coeur de tendresse et votre âme de joie. Vos oreilles de musique et vos narines de parfum, et votre langue d’un cantique qui donne visage à l’espérance. Que JC qui est l’eau vive soit derrière vous pour vous protéger, devant vous pour vous guider, et à vos côtés pour vous accompagner, en vous pour vous consoler, au dessus de vous pour vous bénir ».